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l Prestations certification produits

Ce département regroupe les activités de mise en place de l’ensemble des opérations de certification, des contrôles à la remise des certificats, en assurant un suivi régulier et personnalisé des demandeurs de marque ou d’appellation.

La certification des produits alimentaires s’inscrit dans un cadre juridique bien précis. La norme EN 45011 régit l’ensemble des activités de certification de l’OIC, que ce soit pour des appellations, des marques, ou tout autre type de signe distinctif. Cette norme européenne spécifie les critères généraux que doit suivre un organisme de certification pour être reconnu au niveau national et européen comme compétent et fiable pour la mise en œuvre d’un système de certification, cela quel que soit le secteur concerné. Cette norme peut être obtenue auprès de l’Association pour les Normes Suisses (Schweizerische Normen-Vereinigung, voir rubrique liens).

La certification des AOC / IGP:
Lorsqu’un groupement de producteurs ou fabricants souhaite faire bénéficier son produit d’une appellation d’origine contrôlée ou d’une indication géographique protégée, il rédige l’ensemble des critères de production, d’aspect et de goût qui, selon lui, sont essentiels à la définition du produit. Il s’agit du cahier des charges.
Ce document est présenté à l’Office Fédéral de l’Agriculture (OFAG) qui statuera sur la pertinence d’une AOC ou IGP pour ce produit (lien du produit avec le terroir, modes de fabrication ancrés dans la tradition, pertinence des critères). Cette étude se déroulera avec l’avis consultatif d’une commission indépendante sur les AOC / IGP. Le cahier des charges est ensuite mis en consultation publique afin que les personnes souhaitant faire opposition puissent le faire. Toutes les étapes menant à l’adoption par l’OFAG du cahier des charges, de sa rédaction à sa publication finale, sont édictées dans l’Ordonnance 910.12 (voir rubrique liens) sur les AOP et les IGP.
Parallèlement à ces démarches, les demandeurs peuvent choisir de faire appel à l’OIC et de lancer les opérations de contrôle sur le terrain avant même que le cahier des charges ne soit définitivement publié. Cette certification « à blanc » d'un échantillon représentatif de producteurs / fabricants permet de préparer l’ensemble des procédures afin d’être prêts à délivrer les premiers certificats
dès la publication du cahier des charges.
L’autre possibilité est de faire intervenir l’OIC après l’adoption définitive du cahier des charges par l’OFAG.
Avant le lancement des opérations de contrôle, le Secrétariat général de l’OIC va prendre connaissance de l’état de la filière au travers de rencontres avec les demandeurs d’AOC ou d’IGP. Le manuel de contrôle pourra ensuite être rédigé. Ce document va retranscrire les exigences strictes du cahier des charges sous forme de documents d'inspection utilisables par le / les contrôleur(s) lors des visites chez les producteurs / fabricants. Le manuel de contrôle définit les termes de la collaboration entre le groupement demandeur et l’OIC, la façon dont chacun des points du cahier des charges sera contrôlé (documents, visites, dégustation, analyse) ainsi que la fréquence de ces contrôles. Il précise enfin les sanctions à appliquer lorsqu’une non-conformité au cahier des charges est constatée ainsi que les conséquences pour le fabricant / producteur.

Lorsque ce manuel de contrôle est achevé, l’OIC réalise les documents nécessaires: rapport d’inspection sur site, rapport de dégustation, contrats avec l’ensemble des sous-traitants qui interviendront dans ce processus de certification, règlements et directives à l’attention des contrôleurs et experts.

Tous ces documents sont ensuite transmis au Service d’Accréditation Suisse (SAS) qui va étudier leur pertinence grâce à un audit. Suite à cet audit et aux éventuelles remises en conformité qui en découlent, le SAS intègre le produit au registre d’accréditation de l’OIC, disponible sur le site du SAS (voir rubrique liens).

Conjointement à toutes ces étapes de rédaction et d’accréditation, l’OIC fait appel à des contrôleurs compétents pour le produit en question. Ils sont formés aux principes de certification et aux techniques de contrôles de terrain.

Les contrôles sont ensuite lancés. Chaque fabricant, avant de recevoir son certificat lui permettant d’utiliser une AOC ou une IGP, doit être contrôlé et son produit dégusté par une commission d’expert. L’OIC reçoit l’ensemble des résultats observés sur le terrain et étudie au cas par cas la conformité de ces données avec les exigences du cahier des charges et du manuel de contrôle.
Une synthèse sera ensuite présentée au comité de l’OIC qui autorisera en dernier lieu l’attribution du certificat au producteur ou fabricant. C’est l’agrément initial.

Conformément à l’ordonnance 910.124 sur les exigences de contrôles des AOC/IGP (voir rubrique liens), l’OIC est tenu de pratiquer au minimum un contrôle organoleptique par an ainsi qu’une visite sur site tous les 2 ans. Là encore, si une non-conformité est constatée de manière récurrente chez un producteur ou fabricant possédant déjà un certificat, le comité de l’OIC pourra prendre divers types de mesures allant jusqu’au retrait de certificat.

La certification des marques:
Le principe est analogue. Le / les requerrant(s) d’une marque peuvent choisir de présenter à l’Institut de la Propriété Intellectuelle (voir rubrique liens) une marque de garantie ou une marque collective. Dès lors que cette dernière est adoptée, le / les requerrant(s) peuvent choisir d’apporter à leur marque un certain nombre de critères à remplir pour qu’un producteur / fabricant puisse apposer le logo choisi. Il s’agit du cahier des charges dont la vérification sur le terrain pourra, comme pour les AOC ou IGP, être confiée à un organisme certificateur accrédité à la norme EN 45011. Il ne s’agit pas d’une obligation légale mais bien d’un « plus » indéniable que le / les requerrant(s) peuvent souhaiter offrir au consommateur quant à la crédibilité du processus. Cette démarche est, comme pour les AOC/IGP, soumise au contrôle du Service d’Accréditation Suisse.

D’une manière schématisée, le processus de certification, que ce soit pour une AOC-IGP ou une marque, se résume comme suit :

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